L’attaquant des Bleus Désiré Doué lors d’une conférence de presse à Philadelphie, le 3 juillet 2026, avant le huitième de finale contre le Paraguay. FRANCK FIFE / AFP
Evidemment, sur le papier, le rapport de force semble très inégal. L’équipe de France, portée par son attaque de feu et considérée comme l’un des principaux favoris de la Coupe du monde, affronte le Paraguay, samedi 4 juillet, en huitième de finale du tournoi. Lors de cette rencontre qui se jouera au Lincoln Financial Field de Philadelphie (Pennsylvanie), les Bleus espèrent valider leur billet pour les quarts (face au Maroc ou au Canada), en venant à bout d’un adversaire qui semble largement à leur portée. Après tout, l’Albirroja n’est que 34e au classement FIFA, le rang le plus bas de toutes les sélections encore en lice en huitième de finale. Ses joueurs n’ont pas le même statut que les vedettes tricolores, qui ont survolé la phase de groupes (trois victoires en trois matchs) avant une démonstration de force en seizième de finale face à la Suède (3-0). Donc, a priori, les Français ne devraient pas avoir de souci à se faire. Sauf qu’il s’agit de football, un domaine où la glorieuse incertitude du sport demeure.
Didier Deschamps le sait mieux que personne. L’expérimenté sélectionneur a donc repris le discours qu’il répète à l’envi depuis plusieurs semaines : il faut rester vigilant et ne surtout pas prendre de haut le Paraguay, qui a réussi à éliminer l’Allemagne (1-1, 4-3 aux tirs au but), au tour précédent, à la surprise générale. « C’est une équipe de qualité, qui va se battre de la première à la dernière minute », a prévenu le Basque, vendredi, lors d’une conférence de presse. « Ils vont jouer leur coup à fond. Ils n’ont rien à perdre », a-t-il mis en garde, en insistant sur « l’agressivité » et la « capacité à bien défendre » des Sud-Américains.










