Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Elections sénatoriales 2026 Elections sénatoriales 2026 Elections sénatoriales 2026 Une partie des 348 sièges de la chambre haute est remise en jeu en septembre. Fondée sur le recensement de 1999, la carte des sénatoriales favorise, en nombre d’élus, Paris et les départements ruraux au détriment des territoires qui gagnent aujourd’hui des habitants. Article réservé aux abonnés Les grands électeurs des Bouches-du-Rhône éliront le 27 septembre huit sénateurs. Le département compte 2,1 millions d’habitants, soit à 16 000 près, autant que Paris. Pourtant la capitale, elle, a droit à 12 sièges. De telles absurdités sont fréquentes. Ainsi la Guadeloupe (384 000 habitants) et la Haute-Savoie (861 000) ont chacune trois sénateurs, alors que la Meurthe-et-Moselle (732 000) en a quatre. La carte actuelle des sénatoriales date de 2003 et se base sur le recensement de 1999. Depuis, la population française a beaucoup évolué. Les départements méditerranéens, la côte Atlantique et les grandes métropoles ont gagné en population, au détriment du nord et de l’est. Ce déséquilibre avantage la droite, plus présente en zone rurale, alors que les petites communes sont déjà surreprésentées dans le corps électoral. Si le Sénat est la chambre des collectivités territoriales, le Conseil constitutionnel avait précisé en 2000 que la répartition des sièges devait être modifiée « pour tenir compte des évolutions de la population des collectivités territoriales dont [il] assure la représentation ». La carte actuelle est autant le résultat de la géographie que de l’histoire. La répartition initiale date de 1948. Les règles étaient alors d’un sénateur par département, un deuxième à partir de 154 000 habitants, puis un siège par tranche de 250 000 habitants. Pourquoi 154 000 ? Parce qu’il permettait au Lot d’avoir deux représentants, garantissant ainsi l’élection du président de la chambre haute d’alors, Gaston Monnerville (1897-1991). Il vous reste 72.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Sénatoriales 2026 : une répartition des sièges de moins en moins représentative de la démographie française
Une partie des 348 sièges de la chambre haute est remise en jeu en septembre. Fondée sur le recensement de 1999, la carte des sénatoriales favorise, en nombre d’élus, Paris et les départements ruraux au détriment des territoires qui gagnent aujourd’hui des habitants.






