Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Épargne Épargne Épargne La société prévoit de débourser 30 millions d’euros pour profiter de l’agrément d’un établissement étranger. Elle espère ainsi se lancer dans le crédit immobilier en s’appuyant sur sa base de clients. Article réservé aux abonnés « Devenir la première banque d’Europe spécialisée dans le financement immobilier. » Les ambitions de Cédric O’Neill sont grandes : le patron de la plateforme de crowdfunding (financement participatif) Bricks, spécialisée dans l’immobilier, a surpris son monde le 24 juin, en annonçant, lors d’un live avec ses clients, son projet d’acheter une banque pour 30 millions d’euros. A ce prix-là, l’idée n’est pas de mettre la main sur un établissement de crédit français, mais plutôt d’acquérir un acteur européen, dont le nom ne sera dévoilé qu’aux financeurs de l’opération. La nationalité de la cible est loin d’être anodine : seuls son régulateur national et la Banque centrale européenne (BCE) devront donner leur accord au rachat. L’Autorité française de contrôle prudentiel et de régulation (ACPR) ne sera donc consultée qu’à titre indicatif. Les discussions seraient déjà avancées avec une cible, une banque d’affaires mandatée et la signature finale espérée pour mi-juillet. « Il ne s’agit pas d’un gros portefeuille, nous voulons surtout profiter de son agrément bancaire », précise Cédric O’Neill. Son objectif est effectivement de se lancer rapidement sur le marché très disputé du crédit à l’habitat pour particuliers, sur lequel personne n’attendait sa société, en parallèle de son activité de financement participatif de marchands de biens et promoteurs. Les liens entre ces deux activités pourraient être multiples. « Cash » dormant Cédric O’Neill veut capitaliser sur la base d’adhérents de Bricks (750 000 membres revendiqués) et sa technologie pour se démarquer des concurrents déjà bien installés. « Nous pouvons répondre en vingt-quatre heures à une demande de financement en crowdfunding. Très peu de banques sont capables de donner un accord de principe à un prêt en si peu de temps, alors que le succès des néobanques prouve que c’est le type d’expérience utilisateurs que les clients veulent désormais », assure-t-il. L’argent de sa propre base d’investisseurs lui sera d’ailleurs très utile. Car ces clients stockent sur des portefeuilles numériques les remboursements progressifs des prêts accordés aux promoteurs et marchands de biens qu’ils ont financés à travers Bricks, pour un rendement dépassant 11 %. Avec leur accord, ce « cash » dormant, qui avoisinerait 100 millions d’euros, « pourrait à terme être logé sur des comptes bancaires », indique Cédric O’Neill. Ces liquidités constitueraient alors des dépôts, renforçant les fonds propres de la banque et donc sa capacité à octroyer des prêts. Il vous reste 48.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.