Les autorités britanniques font elles-mêmes le rapprochement avec l'affaire Pelicot. Ce vendredi 3 juillet, la presse du Royaume-Uni se fait l'écho de la découverte, par l'agence nationale du crime (NCA) d'un réseau international d'hommes droguant des femmes de leur entourage pour les agresser sexuellement. Huit personnes ont été arrêtées.
Auprès du Guardian, la NCA fait directement le lien avec l'affaire très médiatisée de la Française Gisèle Pelicot, droguée et violée par son mari et par des inconnus à son insu pendant près d'une décennie. Dans la majorité des cas, les crimes ont été commis par des agresseurs "utilisant des relations de confiance, souvent des relations longues, pour initier et faciliter les agressions", explique l'agence britannique. Depuis le procès de son ex-mari, Dominique Pelicot, en 2025, de nombreux cas similaires ont été découverts à travers l'Europe, de l'Allemagne aux Pays-Bas.
Le réseau mis au jour par la NCA, qui enquête sur la criminalité organisée internationale et les infractions graves, est un réseau mondial composé principalement d'hommes soupçonnés d'infractions similaires, qualifiées "d'agressions sexuelles organisées sous l'effet de substances".
À la suite d'une enquête menée en 2025 par des journalistes allemands sur un forum en ligne utilisé pour de tels délits, l'agence britannique a identifié "un réseau véritablement international dont les membres ont été identifiés dans des dizaines de pays répartis sur tous les continents".










