(Crédit photo: The Joe Rogan Experience)

L'ambition à long terme d'Elon Musk de coloniser Mars est une idée que l'on trouverait plutôt dans les romans de science-fiction que parmi les projets concrets de l'humanité d'aujourd'hui. C'est pourtant ce que cet entrepreneur du secteur des technologies espère voir se réaliser de son vivant. Quant aux premiers humains sur Mars ? Leur arrivée devrait avoir lieu bien plus tôt, voire dès 2030.Il y a dix ans, lors d'une intervention au Congrès international d'astronautique (IAC), Musk a exposé sans détour les risques potentiels que comporterait toute mission habitée vers Mars.Ses propos ont souligné le fait que les ingénieurs et les astronautes participant aux premiers vols devront accepter un risque extrême – et serviront de filtre psychologique pour toute personne envisageant de jouer un rôle dans une telle mission, le moment venu.Au cours de son intervention, Musk a également dévoilé une étude de concept pour un vaisseau spatial Interplanetary Transport System, conçu pour transporter entre 100 et 200 colons vers Mars, avec environ 1 000 de ces vaisseaux quittant la Terre simultanément.Un calendrier trop optimiste ?Malgré l’ambition de longue date de Musk de voir SpaceX envoyer des hommes sur Mars, les événements de ces derniers mois et de ces dernières années ont freiné les progrès – notamment le changement de cap opéré par l’entreprise pour se concentrer sur la Lune.En février, Musk a officiellement repoussé de sept ans au maximum le calendrier de mise en place des infrastructures martiennes, invoquant la nécessité de protéger l’avenir de l’humanité en construisant une « ville auto-développante » à la surface de la Lune. Et ce, bien qu’il ait déclaré en janvier de l’année dernière que « nous allons directement sur Mars », tout en qualifiant la Lune de « distraction ».Les commentaires de Musk ces dernières années concernant la conquête de Mars ont été perçus comme excessivement ambitieux, pour employer un euphémisme. Les détracteurs suggèrent que SpaceX pourrait ne jamais y parvenir – notamment le chef astrophysicien britannique Lord Martin Rees, qui a qualifié ces projets de « illusion dangereuse ».