Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Économie Économie Économie Dans « Guerre et paix entre profits et salaires », les économistes Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur proposent une liste de réformes chiffrées pour attiser à la fois la demande et la productivité. Article réservé aux abonnés Livre. Le capitalisme est, depuis le début du siècle, déséquilibré, avec des inégalités de patrimoine dignes de Gatsby le Magnifique : tel est le constat de départ de Guerre et paix entre profits et salaires (Odile Jacob, 208 pages, 22,90 euros), des économistes Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur. Selon eux, retrouver un meilleur partage de la valeur ajoutée entre travail et capital est la condition sine qua non pour renouer avec la croissance. C’est aussi le seul moyen de surmonter les grands défis contemporains : réchauffement climatique, vieillissement de la population, démondialisation et irruption de l’intelligence artificielle. Depuis plusieurs années, Lorenzi et Villemeur défendent une « nouvelle théorie de la répartition » permettant de réconcilier la nécessité d’une demande forte et l’exigence d’une innovation ambitieuse. La répartition idéale des fruits de la croissance, ont-ils constaté, est de deux tiers pour le travail et d’un tiers pour le capital. Si la part des profits dépassent 33 %, ce qui est souvent le cas dans les pays avancés depuis 1980, le système se dérègle. Le profit ne ruisselle pas, la prospérité s’éloigne. Il vous reste 62.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.