Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie Analyse Nathalie Guibert Quelque 192 000 électeurs ont voté aux élections provinciales, le 28 juin, un scrutin qui a coupé le territoire en deux. D’un côté, il y a ceux qui redoutent une indépendance qui les jetterait dehors. De l’autre, les Kanak, dont beaucoup sont toujours exclus du modèle économique postcolonial, ne peuvent abandonner le combat pour l’autodétermination. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés La démocratie a parlé dimanche 28 juin en Nouvelle-Calédonie. Quelque 192 000 électeurs ont voté aux élections provinciales, un scrutin qui a coupé le territoire en deux entre non-indépendantistes (45 600 voix) et indépendantistes (42 700 voix). Le seul parti centriste survivant à cette logique des blocs, L’Eveil océanien, allié aux uns ou aux autres selon les moments au congrès local, récolte quelque 8 500 suffrages. Dans la mosaïque ethnique néo-calédonienne, au sein de cette ancienne colonie de peuplement française depuis 1853, deux émotions principales, deux sincérités légitimes s’expriment. Les provinciales, plusieurs fois repoussées, portent les stigmates de l’explosion de violences du 13 mai 2024, déclenchée par une réforme du corps électoral. D’un côté, les habitants des riches quartiers sud de Nouméa, notamment européens, traumatisés, ont vécu l’insurrection comme une chasse aux Blancs et redoutent une indépendance qui les jetterait dehors. De l’autre, les Kanak, dont beaucoup sont toujours exclus du modèle économique postcolonial, ne peuvent abandonner le combat pour l’autodétermination. Il vous reste 81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pourquoi la démocratie ne peut résoudre seule les problèmes de la Nouvelle-Calédonie
ANALYSE. Quelque 192 000 électeurs ont voté aux élections provinciales, le 28 juin, un scrutin qui a coupé le territoire en deux. D’un côté, il y a ceux qui redoutent une indépendance qui les jetterait dehors. De l’autre, les Kanak, dont beaucoup sont toujours exclus du modèle économique postcolonial, ne peuvent abandonner le combat pour l’autodétermination.













