Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Éducation Éducation Éducation Le collectif EducNat contre Bolloré propose des motions à présenter en conseil d’administration et met en avant des solutions de rechange aux manuels édités par Hachette Livre, pour ne pas « financer un empire médiatique en croisade pour faire gagner l’extrême droite ». Article réservé aux abonnés Rendez-vous a été donné devant le siège d’Hachette Livre, à Vanves, mercredi 1er juillet, par le collectif EducNat contre Bolloré, pour un « retour à l’envoyeur ». L’envoyeur, c’est Vincent Bolloré, qui a pris le contrôle, depuis le rachat de Lagardère par Vivendi, en novembre 2023, de la trentaine de maisons d’édition regroupées au sein du grand bâtiment en verre. Parmi elles, Hatier, Dunod, Foucher ou encore les éditions Didier, dont les spécimens envahissent les salles de professeurs tous les étés. Pour dénoncer la mainmise du milliardaire d’extrême droite sur l’édition scolaire, une dizaine de militants en ont récupéré près de 400, qu’ils empilent à la hâte pour former un « mur » symbolique devant l’entrée. « On les laisse derrière nous », précise Mariette (qui a souhaité rester anonyme), une des cofondatrices du collectif. Au mégaphone, elle appelle tous les enseignants du primaire et du secondaire à boycotter les manuels édités par Hachette, pour ne pas « financer des médias comme CNews et Europe 1 » et « un empire médiatique en croisade pour faire gagner l’extrême droite ». « Le monde de l’éducation n’a pas à être complice de cette marche forcée vers la fascisation », dit-elle. Il vous reste 80.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.