Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Justice Justice Justice En enquêtant sur le braquage d’un musée en Bourgogne, la justice a découvert l’existence d’un complot visant un opposant algérien, Hichem Aboud. Dans ce dossier mêlant crime organisé français et soupçons d’opération étrangère, quatre suspects ont été mis en examen le 23 mai pour « tentative de meurtre terroriste ». Article réservé aux abonnés A l’automne 2024, Abdeljalil B. repère une offre d’emploi alléchante sur la messagerie sécurisée Telegram. On propose d’endosser le rôle de « pilote » sur un braquage en échange d’une rémunération de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Originaire de la banlieue lyonnaise, le jeune homme de 19 ans y voit l’opportunité d’éponger ses quelques dettes liées aux stupéfiants. « Un mec m’a répondu. Il n’avait pas de pseudo, juste un smiley. Il m’a dit : “tu dois déposer quelqu’un devant un musée”. J’ai dit : “ok” », relate-t-il lors d’un interrogatoire. Dans les jours suivants, Abdeljalil B. est emmené dans un gîte de la campagne bourguignonne, où l’attendent quatre hommes recrutés, comme lui, sur les réseaux sociaux. Sur un groupe Signal réunissant ces exécutants, les multiples commanditaires, cachés derrière des pseudonymes, transmettent instructions et photos de statuettes en or du musée d’art sacré du Hiéron, à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire). L’objectif est de dérober sa pièce maîtresse, la Via Vitae. Achevée par l’orfèvre-joaillier Joseph Chaumet en 1904, cette œuvre classée trésor national retrace la vie de Jésus dans une gigantesque composition faite d’or, d’ivoire, de marbre et de pierres précieuses. Elle est estimée entre 3,5 millions et 6 millions d’euros. Il vous reste 89.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.