Publié le 01 juillet 2026 à 21:36. / Modifié le 02 juillet 2026 à 00:07.

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«Ce ne sera pas possible» de faire campagne avec un bracelet électronique, a tranché Marine Le Pen mercredi, dans l’hypothèse où la cour d’appel de Paris rendrait une décision lui permettant de se présenter à l’élection présidentielle.«Si je peux être candidate, je serai candidate pour peu que je puisse faire campagne», a déclaré la cheffe de file du Rassemblement national sur LCI, expliquant que «quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements et que ça n’est pas le cas si vous êtes porteur d’un bracelet électronique».«S’il s’agit de m’autoriser à être candidate, mais de m’empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible», a-t-elle ajouté, refusant de «dépendre d’un magistrat pour (l)'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont».

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Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, pour détournement de fonds dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national (ancien nom du RN), Marine Le Pen encourt la même sanction en appel. Si cette peine est confirmée le 7 juillet, il lui sera impossible de retenter sa chance. Auquel cas son dauphin Jordan Bardella, président du RN, portera les couleurs du parti à cette élection. Pour espérer pouvoir participer à la compétition, il faudrait que la sentence soit réduite à deux ans ou moins d'inéligibilité. Mais la «candidate naturelle» de l'extrême droite française encourt également quatre ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique.