À trois mois des élections générales provinciales, de nombreux citoyens se sont réunis mercredi pour dénoncer l’inabordabilité des logements au Québec. Des manifestations se sont tenues simultanément à Montréal, à Québec et à Rouyn-Noranda pour faire entendre leurs revendications.Elles sont au nombre de trois. Il s’agit de mettre en place un contrôle des loyers, de développer du logement social à la hauteur des besoins et de reconnaître le droit au logement dans la Charte des droits et libertés.L’organisateur de l’événement est la Coalition contre le logement cher (COLOC), qui regroupe plus de 120 organisations issues de divers milieux, notamment syndical, communautaire, féministe et étudiant. On ne retrouve pas seulement des comités de logements dans cette coalition, qui a été lancée en avril dernier, souligne en entrevue Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).« La manifestation met clairement l’emphase sur cet enjeu qui n’est pas totalement nouveau, mais qui, dans la dernière année, je dirais, a fait consensus dans de larges parts des mouvements sociaux, c’est-à-dire la cherté du logement », affirme Mme Laflamme.En se basant sur les données des rapports sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Mme Laflamme expose que le loyer moyen au Québec a bondi d’environ 60 %, passant de 760 $ par mois en 2018 à 1232 $ en 2025.
Les manifestants contre le loyer cher ont trois revendications pour le gouvernement
Des manifestations se sont tenues mercredi à Montréal, à Québec et à Rouyn-Noranda.










