Le cofondateur du groupe disco, qui portait un costume de policier, est décédé à l’âge de 74 ans. C’est à lui qu’on doit le tube planétaire “Y.M.C.A.”, hymne gay détourné par Donald Trump. Les Village People en 1980. De gauche à droite : Randy Jones (le cow-boy) ; David Hodo (l’ouvrier du bâtiment) ; Felipe Rose (l’Amérindien) ; Victor Willis (le policier) ; Glenn Hughes (l’amateur de cuir) et Alexander Briley (le soldat américain). Photo CBS Photo Archive/CBS via Getty Images Par Télérama, avec AFP Publié le 01 juillet 2026 à 11h41 Victor Willis, le leader du groupe disco des années 1970 Village People, qui apparaissait sur scène en uniforme de policier, est mort à l’âge de 74 ans, a annoncé son épouse sur les comptes du groupe sur les réseaux sociaux ce 1er juillet. Le musicien, né au Texas, était le chanteur principal et le coauteur des plus grands succès du groupe, notamment le tube planétaire Y.M.C.A. (pour « Young Men’s Christian Association », une association de jeunesse chrétienne). « C’est avec une profonde tristesse que je dois annoncer le décès de mon mari, VICTOR WILLIS », a-t-elle écrit en évoquant « une maladie courte, mais agressive ». Fédérer la communauté homosexuelle masculine Hymne gay dès sa sortie en 1978, le tube Y.M.C.A. avait connu une étrange seconde vie : il avait été récupéré par Donald Trump, avec l’aval du groupe, reniant sa signification originelle. La célèbre chanson disco était devenue associée à la victoire du candidat républicain pour son second mandat. Ce dernier avait à plusieurs reprises esquissé quelques pas de danse sur scène, entouré du groupe star des années 1970, redonnant au titre une seconde vie inattendue. La chanson, composée par le leader Victor Willis ainsi que Jacques Morali et le producteur Henri Belolo, tous deux Français, incarnait pourtant à l’origine un hymne de la communauté homosexuelle masculine. Entre des codes gays et costumes stéréotypés, son refrain évocateur ne dupait personne : « C’est amusant de séjourner au Y.M.C.A. / Ils ont tout pour que les jeunes hommes s’amusent / Tu peux passer du temps avec tous les garçons ». Des paroles aux antipodes des positions conservatrices du locataire de la Maison-Blanche. “Laissons une chance au président Trump” Y.M.C.A. n’est pas un hymne gay, avait pourtant répété depuis son parolier Victor Willis, annonçant en décembre 2024 qu’il comptait poursuivre tous ceux qui prêteraient cette signification à la chanson. « Laissons une chance au président Trump, indépendamment de ce que vous avez pu penser de lui dans le passé. Voyons ce qu’il va faire à l’avenir et, s’il prend des mesures pour restreindre les droits des LGBTQ, les Village People seront les premiers à s’exprimer », avait-il écrit sur Facebook. Le tube avait déjà été utilisé lors des meetings républicains en 2020, ce que son co-auteur — aussi parfois déguisé en officier de marine — n’avait pas apprécié. Après son revirement et sa réponse favorable à l’invitation de Donald Trump de participer à son investiture, les critiques ont plu. « Village People se produira aussi bien pour les démocrates que pour les républicains. Nous ne sommes pas un groupe politique. Nous ne l’avons jamais été et nous ne le serons jamais, même si certains d’entre vous essaient de nous faire passer pour tels », avait rétorqué Willis. Willis avait un temps quitté le groupe en 1980, aux prises avec des problèmes de toxicomanie. Il avait plaidé coupable de détention de cocaïne devant un tribunal de San Francisco, en 2006. À lire aussi : “YMCA” à l’investiture de Trump : de l’hymne gay au cynisme le plus grossier Musique Disparition Disco LGBTQI+ Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Mort de Victor Willis, le policier des Village People qui avait rallié Trump
Le cofondateur du groupe disco, qui portait un costume de policier, est décédé à l’âge de 74 ans. C’est à lui qu’on doit le tube planétaire “Y.M.C.A.”, hymne gay détourné par Donald Trump.










