Une combattant du Front de la révolution urbaine (URF) devant les tombes de membres de ce groupe tués par une attaque de drone de l’armée birmane dans la forêt près de Moe Bye, dans l’État Shan (Birmanie), le 6 mars 2025. (Photo by AFP) AFP

En Birmanie, plus de 100 000 personnes ont été tuées, tous camps confondus, depuis le début de la guerre civile à la suite d’un coup d’Etat militaire en 2021, a affirmé mercredi 1er juillet une organisation spécialisée dans le suivi des conflits armés.

L’armée a mis fin il y a cinq ans à une décennie d’expérience démocratique dans ce pays d’Asie du Sud-Est, renversant le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi et arrêtant la lauréate du prix Nobel de la paix. Des manifestations anti-putsch ont alors été réprimées par les forces de sécurité, mais des militants pro-démocratie ont quitté les villes pour combattre la junte aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.

Selon les dernières données de l’ONG américaine Acled (Armed Conflict Location and Event Data), qui répertorie les incidents rapportés par les médias, les affrontements ont fait 100 114 morts au total. Il n’existe pas de bilan officiel et les estimations varient largement, mais les analystes considèrent ce conflit comme le plus meurtrier se déroulant actuellement en Asie.