Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Burkina Faso Burkina Faso Burkina Faso Le capitaine Ibrahim Traoré a annoncé, vendredi 26 juin, la rupture des relations bilatérales avec Paris. Les 2 500 ressortissants français résidant dans le pays ne pourront plus compter sur les services de l’ambassade et du consulat, qui doivent rapatrier leurs agents. Article réservé aux abonnés La Corée du Nord et l’Afghanistan étaient jusqu’à présent les seuls pays du monde à ne pas avoir de relations diplomatiques avec la France. A leurs côtés, il y a désormais le Burkina Faso. La junte du capitaine Ibrahim Traoré a annoncé, vendredi 26 juin, la rupture de ses liens avec Paris en raison de son « activisme incessant » contre ses « intérêts » et de ses « ambitions néocoloniales affichées ». Selon plusieurs sources françaises, cette décision a été prise en raison de l’adoption, le 18 juin, par le Parlement européen, d’une résolution dénonçant la « répression de l’espace civique et des libertés fondamentales » dans le pays sahélien. Un texte porté par l’eurodéputé (Les Républicains) et général français Christophe Gomart, ancien directeur du renseignement militaire. Depuis que le capitaine Traoré a pris le pouvoir à Ouagadougou par un putsch, en septembre 2022, ses relations avec l’ancienne puissance coloniale sont exécrables. Le chef de la junte, qui a instauré une « révolution progressiste et populaire » et réprime sévèrement toute opposition, mène une politique souverainiste et hostile à la France, qu’il accuse ouvertement de complot à son égard. Après avoir demandé le renvoi de l’ambassadeur français, fin décembre 2022, il a contraint au départ les quelque 400 membres des forces spéciales basées dans son pays, en février 2023. Il vous reste 73.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.