L'essentiel
Diplomatie. La signature d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran, le 17 juin, a instauré une trêve et ouvert une période de négociations de 60 jours pour parvenir à un accord définitif. Des émissaires américains sont arrivés mardi à Doha pour des discussions sur l'Iran avec des médiateurs qataris. L'Iran a lui aussi annoncé l'envoi cette semaine d'une délégation au Qatar, mais exclu tout contact direct avec les responsables américains.Détroit d’Ormuz. Le contrôle du détroit d’Ormuz reste au cœur des différends. Le passage a rouvert la semaine dernière, mais Téhéran n’autorise la navigation que sur un seul couloir et menace de s’en prendre à tout navire contrevenant.Liban. Israël et le Liban ont signé vendredi à Washington un accord-cadre visant à trouver «une paix durable». Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien «nous menace».
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés à Doha pour discuter avec des responsables qataris de l'Iran et de la situation au Liban, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari.«A ma connaissance, aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties (américaine et iranienne) dans les prochains jours», a-t-il néanmoins ajouté.Après avoir d'abord démenti toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé lundi l'envoi d'une «délégation d'experts» cette semaine à Doha, menée par le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi. Une première réunion est prévue avec les médiateurs mercredi selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Mais «dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau», a-t-il insisté.












