L’Essentiel

Négociations. La signature d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran, le 17 juin, a instauré une trêve et ouvert une période de négociations de 60 jours pour parvenir à un accord définitif. Mais le cessez-le-feu a été fragilisé ces derniers jours par des attaques mutuelles. L'incertitude demeurait lundi sur la tenue d'une réunion à Doha, au Qatar, entre les négociateurs des deux camps.Détroit d’Ormuz. Le contrôle du détroit d’Ormuz reste au cœur des différends. Le passage a rouvert la semaine dernière, mais Téhéran n’autorise la navigation que sur un seul couloir et menace de s’en prendre à tout navire contrevenant. «Aucune autre institution ni aucun autre pays» que l’Iran n’est «responsable» de la gestion du détroit, a martelé dimanche le chef de la diplomatie iranienne.Liban. Israël et le Liban ont signé vendredi à Washington un accord-cadre visant à trouver «une paix durable». Le président libanais Joseph Aoun a promis de déployer l'armée dans le sud du Liban jusqu'à la frontière avec Israël, une région en partie occupée par l'armée israélienne et où le Hezbollah pro-iranien est très implanté.

Téhéran a annoncé lundi qu’une «délégation d’experts» se rendra cette semaine à Doha pour discuter de l’application du protocole d’accord conclu le 17 juin avec les Etats-Unis, dont les exportations pétrolières et les fonds bloqués appartenant à l’Iran. «Dans ce cadre, une délégation d’experts de la République islamique va partir pour Doha plus tard dans la semaine», a affirmé le porte-parole du Ministère des affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d’un point presse, alors que le Qatar est médiateur, avec le Pakistan, des pourparlers entre les deux belligérants.Plus tôt aujourd’hui, le président des Etats-Unis Donald Trump a affirmé que les autorités iraniennes avaient «demandé une réunion» qui se tiendrait demain à Doha. Esmaïl Baghaï a insisté sur le fait que «dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau».