Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Cryptomonnaies Cryptomonnaies Cryptomonnaies La plateforme d’échanges qui ne dispose d’aucun siège social dans le monde doit cesser ses activités en Europe, faute d’agrément. Ses clients ont déjà retiré 400 millions d’euros d’actifs la semaine du 22 juin. Read in English Article réservé aux abonnés C’est un coup de tonnerre comme il en existe peu dans le monde des affaires. Faute d’agrément, la plateforme d’échanges de cryptomonnaies Binance est contrainte de cesser ses activités en Europe. La société, qui revendique plus de 300 millions de clients dans le monde et se présente comme le leader mondial du secteur, n’a pas réussi à décrocher l’autorisation de poursuivre ses activités à compter du 1er juillet. En cause, la réglementation MiCA (Markets in Crypto-Assets) qui va entrer en vigueur et imposer au secteur des exigences en matière de gouvernance, de fonds propres, de contrôle interne et de cybersécurité. Binance avait déposé une demande d’agrément en Grèce, ce qui lui aurait donné le droit d’évoluer dans tous les pays de l’Union européenne (UE), en vertu du principe de « passeport européen ». Elle a fait miroiter pour cela des milliards d’euros d’investissements et de nombreux emplois à Athènes. Et recruté 1 500 salariés à l’échelle mondiale pour garantir sa conformité aux différentes législations. La Grèce s’est néanmoins montrée moins accommodante que l’espérait Binance. La direction de l’entreprise, qui affirme n’avoir appris la nouvelle que le 13 juin, espère obtenir son agrément dans un autre pays de l’UE. Mais la procédure nécessitera plusieurs mois et il n’est pas certain qu’elle soit plus fructueuse. Il vous reste 78.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.