Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Transports Transports Transports Analyse Eric Béziat Julie Zaugg Londres, correspondance Qu’une société d’investissement comme Castlelake cherche à prendre le contrôle de la deuxième compagnie aérienne européenne est un signe de plus de l’intérêt du monde de la finance pour le transport aérien, lequel détient des actifs de haute valeur dans des sociétés peu valorisées en Bourse. Publié aujourd’hui à 10h30 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Il en va du secteur aérien comme du football : pendant les matchs du Mondial, il y a ceux qui regardent les péripéties de la partie, et ceux qui s’intéressent à la valeur des joueurs. La société d’investissement américaine Castlelake, qui manifeste depuis fin mai son intention de prendre le contrôle d’easyJet, la deuxième compagnie aérienne européenne en nombre de passagers, est à ranger dans la seconde catégorie. Elle a l’œil sur le bilan comptable et l’évaluation des actifs de long terme, plutôt que sur les yo-yo du cours de Bourse et les pertes conjoncturelles. Ce rachat potentiel n’est une surprise pour aucun spécialiste. Le choc énergétique et financier traversé par le transport aérien du Vieux Continent après le déclenchement de la guerre américano-israélienne en Iran, le 28 février, a fatalement transformé les entreprises les plus affaiblies en cibles. EasyJet, qui avait affiché un recul de son cours de Bourse allant jusqu’à 35 % au printemps par rapport à ses plus hauts de janvier, faisait partie des proies les plus visibles. Une compagnie aérienne n’a ainsi pas survécu à l’explosion des coûts du carburant : la low cost américaine Spirit Airlines, liquidée début mai. D’autres sont souvent citées comme de possibles victimes à venir : la hongroise Wizz Air ou la lettone Air Baltic, par exemple. « Il y a beaucoup de compagnies en Europe, peut-être trop », relève Marc Rochet, président du cabinet de conseil Aérogestion. Il vous reste 74.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le possible rachat d’easyJet par le fonds Castlelake illustre la financiarisation croissante de l’aérien
ANALYSE. Qu’une société d’investissement comme Castlelake cherche à prendre le contrôle de la deuxième compagnie aérienne européenne est un signe de plus de l’intérêt du monde de la finance pour le transport aérien, lequel détient des actifs de haute valeur dans des sociétés peu valorisées en Bourse.









