Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Union européenne Union européenne Union européenne Des magistrats ont été amenés à juger des litiges impliquant des entreprises ou des secteurs économiques dans lesquels ils avaient des intérêts selon l’enquête menée depuis 2024 par le collectif Investigate Europe et ses partenaires, dont « Le Monde ». Article réservé aux abonnés Depuis plusieurs mois, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) n’a pas répondu à une question simple : des juges ont-ils déjà été sanctionnés pour avoir violé les règles éthiques de cette institution basée à Luxembourg et qui rend des arrêts cruciaux pour 450 millions d’Européens ? L’interrogation fait écho à l’opacité qui règne au sein de la plus puissante juridiction du continent, dont les décisions s’imposent aux Etats membres, et sur laquelle le collectif Investigate Europe et ses partenaires, dont Le Monde, ont enquêté depuis 2024. Les 92 magistrats de la CJUE, nommés par le gouvernement de leur pays, sont soumis à des exigences de transparence et d’impartialité. « Aucun juge ne doit avoir un intérêt personnel à perdre ou gagner une affaire », affirmait le président de la CJUE, le Belge Koen Lenaerts, en 2020. Sur la base de documents internes et d’une analyse inédite des déclarations d’intérêt financier des juges, on peut toutefois recenser plusieurs dizaines d’affaires dans lesquelles des magistrats ont rendu des décisions concernant des secteurs ou des entreprises dans lesquels ils ont indiqué détenir des intérêts. Cela ressortit du domaine privé et n’affecte aucunement leurs décisions, affirme un porte-parole de la Cour. Il vous reste 87.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La gestion opaque des possibles conflits d’intérêts à la Cour de justice de l’Union européenne
Des magistrats ont été amenés à juger des litiges impliquant des entreprises ou des secteurs économiques dans lesquels ils avaient des intérêts selon l’enquête menée depuis 2024 par le collectif Investigate Europe et ses partenaires, dont « Le Monde ».







