Changement d’école, de voisinage, de milieu de vie et séparation avec son animal de compagnie ; le déménagement peut engendrer une multitude de bouleversements pour les humains… et pour leurs bêtes poilues. Une psychologue vous aide à surmonter cet épisode stressant.

Quelles sont les répercussions d’un déménagement chez les adultes et les enfants ?« On a tendance à sous-estimer le stress associé au déménagement », constate Catherine Raymond, psychologue et chercheuse postdoctorale au Département de psychologie de l’UQAM.Ce stress peut notamment se manifester sur le plan physique par des problèmes digestifs, des changements d’appétit et des maux de tête, mais aussi sur le plan psychologique par des sautes d’humeur, de l’irritabilité et des difficultés de concentration, explique la psychologue.Elle affirme que, chez les enfants, les symptômes sont surtout physiques. En plus de l’hyperactivité, « ils vont nous informer qu’ils ont mal au ventre », mais ils auront de la difficulté à associer ce malaise à ce qui est en train de se passer.Selon la chercheuse, le déménagement peut être considéré comme un événement stressant, car il réunit les éléments qui peuvent déclencher une réponse de stress ; un faible contrôle, de l’imprévisibilité, de la nouveauté et un ego menacé, soit la possibilité de ressentir un sentiment d’échec si, par exemple, le déménagement ne se déroule pas comme prévu.En cas de stress, quels sont vos trucs en vue du jour J ?Si le stress vous envahit, la psychologue suggère de prendre un moment pour se questionner : « Pourquoi cette situation me stresse-t-elle ? » Cette réflexion permet de mieux cibler les stratégies à adopter.Si vous ressentez un manque de contrôle, faire des listes de tâches et prévoir « des plans B » sont des solutions.Face à l’imprévisibilité ou à la nouveauté, se familiariser avec le nouvel environnement en prenant le temps de repérer les arrêts d’autobus, par exemple, peut aider à réduire son sentiment d’incertitude.