Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Pérou Pérou Pérou Celle qui a été candidate à la présidentielle à quatre reprises et a passé toute sa vie en politique devient la neuvième présidente du Pérou en dix ans. Tandis que son adversaire de gauche, Roberto Sanchez, conteste les résultats, elle sera attendue pour ramener la stabilité et combattre l’insécurité. Article réservé aux abonnés Il aura fallu presque un mois depuis le second tour de la présidentielle, le 7 juin, pour que le dépouillement prenne fin. Et il aura fallu seize ans et quatre élections à Keiko Fujimori, 51 ans, pour enfin y parvenir : décrite par de nombreux analystes comme « la personnalité la plus influente de la politique péruvienne », la fille de l’autocrate Alberto Fujimori (1990-2000) devient la prochaine présidente du Pérou, avec 50,13 % des voix. La dirigeante du parti Fuerza Popular (FP, Force populaire) – principale force politique, allant de la droite conservatrice à l’extrême droite autoritaire – prendra ses fonctions le 28 juillet. Elle qui avait visé à quatre reprises la présidence l’a emporté cette fois de justesse – 49 641 voix d’avance face à son adversaire de gauche, Roberto Sanchez (49,86 %), de Juntos por el Peru (Ensemble pour le Pérou), qui avait annoncé qu’il ne reconnaîtrait pas sa défaite. Les résultats doivent encore être proclamés par le Jury national des élections. Son mandat durera cinq ans, au terme duquel elle a promis de ne pas tenter de se maintenir au pouvoir – la Constitution péruvienne interdisant la réélection immédiate. Une manière de répondre aux critiques qui voient en elle l’héritière de l’autoritarisme de son père, auteur d’un coup d’Etat parlementaire en 1992 et d’une tentative de réélection frauduleuse en 2000. Il vous reste 83.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.