Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Pérou Pérou Pérou Arrivée en tête du premier tour de la présidentielle au Pérou, la candidate de la droite populiste consolide ses chances de victoire face son adversaire de gauche. Deuxième tour prévu le 7 juin. Article réservé aux abonnés Le père en héritage A bientôt 51 ans, Keiko Fujimori se rêve en prochaine présidente du Pérou, le 7 juin. Alors que le pays traverse une crise sécuritaire avec l’expansion du crime organisé, elle promet d’exercer le pouvoir d’« une main de fer » pour un « retour à l’ordre ». Propulsée première dame dès 19 ans, après le divorce de ses parents, elle a acquis son expérience politique aux côtés de son président de père. Alors que, dans les années 1990, le Pérou fait face à l’insurrection armée des communistes du Sentier lumineux, l’État répond par une répression brutale et des violations des droits humains, notamment envers les populations autochtones. Le conflit (1980-2000) cause la mort de 70 000 personnes. En 2009, Alberto Fujimori sera condamné à vingt-cinq ans de prison pour crimes contre l’humanité. Celle qui avait tenté de dédiaboliser son image revendique désormais son héritage. Dépeinte comme calculatrice et intransigeante, elle n’a jamais exprimé de regret pour les victimes. Dégommeuse de présidents A la tête de Fuerza Popular (FP), la formation politique la plus puissante et la plus structurée du Pérou, Keiko Fujimori peut compter sur un parti discipliné, qui fait bloc derrière son leadership incontesté depuis le retrait politique de son frère, Kenji, et la mort de son père, en 2024. Selon les analystes politiques péruviens, FP gouverne le pays à partir du Parlement, où il est en position de force. Beaucoup pointent sa responsabilité dans la crise politique et la destitution de trois présidents en dix ans. Le parti est parvenu à consolider son emprise politique en nommant des personnes favorables à ses intérêts, à la tête de plusieurs institutions clés, telles que le Tribunal constitutionnel ou le Ministère public, une institution autonome chargée de défendre la légalité et les droits de l’homme. Beaucoup redoutent que l’arrivée de Keiko Fujimori à la présidence n’ouvre la voie à un régime autoritaire déterminé à se maintenir durablement au pouvoir. Il vous reste 50.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Pérou, Keiko Fujimori, une « fille de » sans remords
Arrivée en tête du premier tour de la présidentielle au Pérou, la candidate de la droite populiste consolide ses chances de victoire face son adversaire de gauche. Deuxième tour prévu le 7 juin.














