Robert Boulin, ministre du travail au sein du gouvernement de Raymond Barre, quitte l’Elysée, le 26 septembre 1979, quelques semaines avant sa mort. MARCEL BINH / AFP

Quarante-sept ans après la mort non élucidée de Robert Boulin, les investigations reprennent. Lundi 29 juin, la présidence du tribunal judiciaire de Nanterre a annoncé avoir désigné trois juges d’instruction de son pôle « cold cases » pour enquêter sur la disparition de cet ancien ministre du travail dans le gouvernement de Raymond Barre, retrouvé sans vie le 30 octobre 1979, dans un étang de Rambouillet (Yvelines).

Ces magistrats « vont désormais pouvoir reprendre l’instruction de cette affaire » et « poursuivre de nouvelles investigations sans délai », a fait savoir la présidence du tribunal judiciaire dans un communiqué. Le dossier était initialement instruit à Versailles, jusqu’à ce qu’une ordonnance de dessaisissement soit rendue le 28 avril, au profit du pôle des crimes sériels et non élucidés (PCSNE), dit pôle « cold cases ».

Vendredi 26 juin, le parquet de Nanterre avait ensuite saisi la présidence du tribunal pour requérir la désignation d’un juge d’instruction du PCSNE dans l’information judiciaire pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivie de mort, et assassinat de Robert Boulin. Ce seront finalement trois juges d’instruction qui plancheront sur la réouverture de cette enquête.