Robert Boulin, à Paris, en 1972. AFP
La mort, en 1979, de Robert Boulin, ancien ministre dans le gouvernement de Raymond Barre, fera l’objet d’investigations par le pôle « cold cases » du tribunal judiciaire de Nanterre.
Le juge d’instruction qui était chargé du dossier à Versailles « a rendu son ordonnance de dessaisissement au profit d’un juge d’instruction du pôle des crimes sériels et non élucidés », surnommé pôle « cold cases », le 28 avril 2026, a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) la cour d’appel de Versailles. La décision suit les réquisitions du parquet de Versailles, annoncées mi-avril.
Le 30 octobre 1979, le corps de ce gaulliste historique, perçu comme un potentiel premier ministre désireux d’incarner, selon sa fille, Fabienne Boulin-Burgeat, « une troisième voie contre l’ultracapitalisme », est retrouvé dans un étang de Rambouillet (Yvelines). Alors ministre du travail, il avait 59 ans.
Si la justice avait conclu à un suicide, sa famille privilégie la thèse de « l’assassinat politique », dans un contexte marqué, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, par la mort de trois ministres.












