Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Pesticides Pesticides Pesticides Dix mois après la censure partielle de la loi Duplomb par le Conseil constitutionnel, une majorité se dessine au Sénat pour demander l’utilisation dérogatoire du pesticide. Le gouvernement y est opposé, craignant que la disposition ne compromette l’adoption du texte. Il pourrait lâcher du lest sur d’autres mesures controversées, notamment sur l’eau. Article réservé aux abonnés La France sort à peine de l’une des pires vagues de chaleur de son histoire qu’un accès de fièvre pourrait saisir le Parlement, à l’occasion de l’examen au Sénat du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, qui commence lundi 29 juin en séance. En commission sénatoriale, mi-juin, ce texte voulu par le gouvernement comme une réponse aux mobilisations syndicales agricoles de l’hiver, s’est vu adjoindre un article particulièrement inflammable : la réautorisation pour un an sous conditions de l’utilisation de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux substances actives aujourd’hui interdites en France en raison de leurs effets persistants sur l’environnement et des risques pour la santé humaine, mais pas dans le reste de l’Union européenne. Moins d’un an après que le Conseil constitutionnel a censuré une disposition semblable, bien que moins encadrée, dans la loi sur les « contraintes au métier d’agriculteur » (aussi désignée comme la loi Duplomb, du nom du sénateur Les Républicains – LR – de Haute-Loire, Laurent Duplomb, à l’initiative), une majorité sénatoriale se dessine pour tenter, à nouveau, de faire passer cette mesure controversée. Il vous reste 85.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.