Les entités sanctionnées ont "participé au renforcement des capacités militaires du Japon", selon le ministère du Commerce chinois.

Publié le 29/06/2026 10:07

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Les drapeaux chinois et japonais flottent à Pékin (Chine), le 26 octobre 2018. (ZHAO YADAN / IMAGINECHINA / AFP)

Une nouvelle escalade après des mois de tensions avec Tokyo. Pékin a annoncé, lundi 29 juin, avoir ajouté vingt entités japonaises sur sa "liste noire" de contrôle des exportations, leur interdisant l'accès aux biens chinois à double usage civil et militaire. Les entités sanctionnées ont "participé au renforcement des capacités militaires du Japon", a expliqué le ministère du Commerce chinois. Ces restrictions visent à "préserver la sécurité et les intérêts nationaux" et à "respecter les obligations internationales, notamment en matière de non-prolifération", précise-t-il."Nous considérons ces mesures (...) inacceptables et profondément regrettables, a réagi Minoru Kihara, porte-parole du gouvernement japonais. Notre gouvernement a adressé une vive protestation et exigé leur retrait. Nous allons maintenant examiner attentivement les implications et prendre les dispositions nécessaires."Les tensions bilatérales se sont aggravées après que la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a suggéré en novembre dernier que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.