Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Cartes vermeil Cartes vermeil Cartes vermeil « Cartes vermeil ». Une fois par mois, un de nos journalistes raconte comment on vieillit hors de nos frontières. Outre-Atlantique, la consommation de cannabis augmente chez les plus de 65 ans, qui y ont recours pour des raisons médicales et/ou récréatives. Article réservé aux abonnés Pour lutter contre les insomnies, Isabel Taylor, bientôt 86 ans, ne prend jamais de somnifères, mais un bonbon au cannabis. « Je le divise en trois ou quatre, sinon c’est trop. J’attends une heure que ça fasse effet, et je dors ensuite pendant dix heures. Au réveil, je suis en pleine forme, cela me fait un bien fou ! Quand les gens me demandent comment je fais pour être si joyeuse, je leur conseille d’essayer. C’est maintenant ou jamais. » Comme elle, les seniors américains sont de plus en plus nombreux à consommer du cannabis : de 4,8 % d’usagers en 2021, les 65 ans et plus étaient 7 % en 2023, d’après la dernière étude nationale en date, publiée en juin 2025. Une augmentation qui suit l’évolution de la législation. Actuellement, 42 Etats sur 50 autorisent son usage à titre médical, et 24 d’entre eux, dont le district de Washington, Columbia, ont également légalisé sa consommation dans un but récréatif. Débarrassé de son illégalité, le cannabis séduit notamment les personnes âgées souffrant de douleurs chroniques et de troubles du sommeil. Et la variété de produits proposés ne cesse de s’étendre, avec des taux de THC (tétrahydrocannabinol, la substance psychoactive du cannabis) évalués de plus en plus précisément, afin que chacun puisse trouver ce qui lui convient. Il vous reste 76.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.