"Elle n'a ni soins, ni liberté" : une détenue enceinte de sept mois porte plainte contre l'administration pénitentiaire en pleine canicule
L’épisode caniculaire qui touche la France met aussi en lumière les conditions de détention dans les prisons. Une détenue de 37 ans, enceinte de sept mois, a porté plainte contre l’administration pénitentiaire pour mise en danger de la vie d’autrui. Incarcérée à la prison d’Orléans-Saran pour des faits de blanchiment, elle demande à être remise en liberté alors que les fortes chaleurs rendent ses conditions de détention particulièrement difficiles.
Depuis six jours, la femme attend dans sa cellule après que sa poche des eaux s’est fissurée. Son avocate estime que son état de santé est incompatible avec son maintien en détention. Selon Me Menya Arab-Tigrine, sa cliente a bien été conduite à l’hôpital sous escorte, mais elle en est ressortie six heures plus tard sans avoir été examinée par un médecin. La détenue a alors attendu durant tout ce temps dans une pièce sécurisée.
L’avocate estime que la situation est critique et que les vies de sa cliente et de son enfant sont désormais en danger si aucune mesure n’est prise. Au micro de RTL, Me Menya Arab-Tigrine a alerté : "On se retrouve dans une situation dans laquelle elle n’a ni soins, ni liberté. Et là, on se retrouve en période de canicule, avec un état de santé qui est dramatique et alarmant, et pas de médecin. N’importe qui devrait pouvoir se dire, mais libérer cette femme, qu’elle puisse finir sa grossesse tranquillement."







