Société JusticeEnquête. Alors que les températures battent des records aux quatre coins de la France, les détenus sont particulièrement vulnérables à la canicule. Surpopulation, infestations de rats, difficultés d'accès à l'eau... Les conditions sont "très dangereuses pour tout le monde", selon la Contrôleuse des prisons. Publié le 13/07/2026 à 16:30bookmarkLe centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault, pendant une période de forte chaleur, le 7 juillet 2026.IP3 PRESS/MAXPPP"C'est horrible", "j’ai l'impression d'être dans une serre tropicale". Au téléphone, Raphaël, détenu dans le Grand Est sous le régime de la semi-liberté, est à bout de nerfs. Depuis la mi-mai, il subit les vagues de chaleur à répétition, enfermé dans sa cellule. 13 mètres carrés qu'il partage avec son codétenu, lequel est cardiaque. Entre ces quatre murs de béton, le mercure a atteint les 36 degrés. Une chaleur étouffante à laquelle s'ajoute l'humidité, qui colle à la peau. Impossible de se rafraîchir grâce à la douche. Sa plomberie, en surchauffe, ne recrache que de l'eau brûlante dont les vapeurs envahissent la petite pièce. En panne, le système de ventilation mécanique est incapable de les évacuer. Son tuyau, mal placé, éructe un flux d'air chaud dans la fournaise. Depuis le début de ces épisodes, le corps de Raphaël s'est couvert de plaques rouges. Une affection cutanée attribuée aux "excès de chaleur, de transpiration et d'humidité", selon un médecin..