"Vous pouvez venir le chercher quand ?" : après dix jours de canicule, les pompes funèbres commencent à saturer face à l'afflux de morts
"Il y a une très probable surmortalité". Après dix jours de canicule, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a indiqué vendredi 26 juin qu'il faudra s'attendre à une hausse significative du nombre de morts liée aux fortes chaleurs, même s'il est encore trop tôt pour faire des estimations. Les chiffres consolidés seront connus en fin d'année. En 2003, près de 15.000 décès avaient été attribués à l'épisode caniculaire du mois d'août.
Mais déjà, des premiers signes inquiètent les autorités. Dans plusieurs régions, les pompes funèbres sont saturées. C'est le cas de l'entreprise funéraire de Philippe, installée à Aubervilliers, en région parisienne. En temps normal, le taux d'occupation de son établissement ne dépasse pas les 60 % ou 65 %. En ce moment, il a atteint les 90-95%. Il ne peut plus répondre à toutes les sollicitations.
"La question qui revient souvent, c'est 'Vous pouvez venir le chercher quand ? Il fait chaud, on ne sait plus quoi faire'", raconte-t-il au micro de RTL. "On répond qu'on fait au plus vite, qu'on va essayer de trouver une place". Mais impossible d'accueillir tous les corps. "Vous savez, ce n'est pas évident quand vous appelez une famille, que vous leur dites au bout de deux heures : 'Écoutez, on n'a pas de place'."











