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En graphiquesLa canicule de juin 2026 s’inscrit dans la lignée de celle de 2003, bien plus intense que celle de 1976. Celle-ci aurait été forcément plus violente aujourd’hui qu’il y a cinquante ans.

A chaque nouvel épisode caniculaire, comme celui qui marque ce mois de juin, des voix s’élèvent pour minimiser leur ampleur et – dans le même temps – nier l’intensité ou l’existence du réchauffement climatique. Un peu de « c’est l’été, il fait chaud et c’est normal » et beaucoup de « on a déjà eu des coups de chaud en juin, rien de nouveau ». Et de convoquer la mémoire de la canicule de 1976, horizon indépassable pour quiconque voudrait relativiser la violence de ces épisodes caniculaires du XXIᵉ siècle, tout en se gardant de rappeler combien celle de 2003 fut intense et meurtrière.

La canicule de 1976 n’a pas duré six mois, ni même quatre, comme le laissent entendre certaines publications sur les réseaux sociaux. En revanche, la fin du printemps 1976 présente quelques similitudes avec celle de cette année : des records de températures précoces en mai, comme ce fut le cas en mai avant la canicule actuelle. Toutefois, ni l’une ni l’autre de ces deux périodes de températures précoces n’ont présenté les caractéristiques nécessaires pour être qualifiées de vague de chaleur.