90. Quand une douleur au poignet cache en réalité une maladie chronique
Quand cette jeune femme d’une vingtaine d’années pousse la porte du cabinet d’Antoine Couly, kinésithérapeute à Levallois-Perret, elle vient d’abord pour sa rééducation. Née polyhandicapée après une hypoxie à la naissance, elle souffre notamment d’une hémiplégie du côté gauche. Le professionnel met alors en place un suivi classique pour préserver au maximum son autonomie. Mais au fil des séances, un autre problème apparaît : des douleurs récurrentes aux poignets, d’abord à gauche, puis à droite, sans explication évidente.
Au départ, Antoine Couly pense à une surcharge mécanique liée à la musculation que sa patiente a commencé à pratiquer. Mais le scénario se répète, encore et encore, avec des douleurs qui reviennent de façon cyclique. En reprenant l’interrogatoire plus largement, le kiné découvre alors d’autres symptômes : diarrhées, troubles urinaires, règles extrêmement douloureuses, au point d’empêcher parfois la jeune femme d’aller en cours. “Je lui ai expliqué que non, ce n’est absolument pas normal”, dit-il. C’est ce faisceau d’indices qui l’oriente vers une piste inattendue : l’endométriose. “Je me suis dit : et si ces douleurs de poignet, qui suivent aussi ce rythme cyclique, c’était de l’endométriose ?”










