Le siège de l’Autorité des marchés financiers (AMF), à Paris, le 31 mai 2013. FRED DUFOUR/AFP

La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a condamné, jeudi 25 juin, à 800 000 euros la plateforme financière Bourse Direct et à 50 000 euros sa présidente, Catherine Nini, en raison de « défaillances dans le dispositif de déclaration des transactions » et dans celui de « surveillance et de détection des abus de marché ». C’est nettement moins que les réquisitions prononcées lors de l’audience, au début de juin, à savoir respectivement 1,8 million et 100 000 euros.

Il était reproché à la société de ne pas avoir transmis à l’AMF les informations concernant 96 000 transactions, entre le 1er janvier 2021 et le 30 novembre 2023, pour un volume total de 2,6 milliards d’euros, soit « 0,58 % » des opérations durant cette période. Les plateformes financières se doivent de remonter toutes les informations concernant les transactions qu’elles hébergent, afin que l’AMF puisse y déceler d’éventuels abus de marché, comme des délits d’initié ou des manipulations de cours.

Pour les autres transactions, l’audience a permis de mettre en exergue des « déclarations erronées » pour « 40 % des opérations » réalisées sur la place boursière Euronext. Ces dernières étaient « difficilement exploitables » par l’AMF, selon la présidente du collège.