Le 20 avril 2026, le général Évariste Ndayishimiye s'est rendu à Ouagadougou dans le cadre d'une visite officielle « d'amitié et de travail ». Le chef de l'État burundais assurait alors la présidence en exercice de l'Union africaine (UA).
Cette démarche diplomatique visait à renouer le dialogue entre l'organisation continentale et l'Alliance des États du Sahel (AES). Cette organisation, qui rassemble le Burkina Faso, le Mali et le Niger, est actuellement présidée par le capitaine Ibrahim Traoré.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par le retrait des États membres de l'AES des instances de l'UA. Dans ce cadre, le président burundais s'est rendu au Burkina Faso, dirigé par un régime issu d'un coup d'État militaire, afin de saluer les efforts déployés pour rétablir la sécurité et stabiliser le pays où le dirigeant a publiquement déclaré que la démocratie n'était plus d'actualité.
Derrière le langage diplomatique du « dialogue » et de la « stabilité », ne se dessine-t-il pas une forme de solidarité entre régimes autoritaires ayant en commun le rejet des contraintes constitutionnelles ?
Mes recherches doctorales portent sur les sanctions internationales (de l'Union européenne et des organisations régionales) et la résilience autoritaire dans les États fragiles, à travers une étude comparative du cas du Burundi. J'y consacre un chapitre à d'autres pays ayant fait l'objet de sanctions, notamment le Mali et le Niger. J'analyse ici les ressources politiques sur lesquelles le Mali et le Burundi s'appuient pour faire face aux pressions extérieures.















