Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, avec, à gauche, Christophe Soulard, et, à droite Rémy Heitz, respectivement premier président et procureur général de la Cour de cassation, le 10 janvier 2025. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Alors que la justice est sous le feu des critiques depuis la mort de Lyhanna, collégienne de 11 ans, et la mise en examen de Jérôme Barella, déjà visé par une plainte pour viols, les deux plus hauts magistrats de France ont publié, jeudi 25 juin, une déclaration commune au sujet de l’affaire et des débats qu’elle a suscités.

Christophe Soulard et Rémy Heitz, respectivement premier président et procureur général de la Cour de cassation, y concèdent que, dans « cette tragédie », « l’Etat, la justice n’ont pas su protéger ». Ils s’appuient notamment sur le prérapport d’inspection, rendu public le 22 juin, qui « confirme » que « c’est une chaîne de protection qui a cédé ».

Sans commenter le traitement particulier de cette affaire, arguant qu’une procédure est en cours et que celle-ci est susceptible de relever de la formation du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), ils ont dénoncé les critiques formulées trop rapidement contre les magistrats, « présentés, contre toute vérité, comme irresponsables ».