Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Vie quotidienne Vie quotidienne Vie quotidienne Chronique Rafaële Rivais Une jeune femme bénéficiant déjà d’une pension alimentaire de 150 euros par mois demande que son père lui verse directement 500 euros de plus. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Les parents ont l’obligation de « contribue[r] à l’entretien et à l’éducation des enfants », comme l’énonce l’article 371-2 du code civil. Cette obligation « ne cesse [pas] de plein droit » lorsque les enfants deviennent majeurs, s’ils suivent des études ou, après les avoir terminées, recherchent un emploi. Lorsque les parents divorcent avant que l’enfant ait atteint l’âge de 18 ans, le juge aux affaires familiales condamne l’un d’eux à verser à l’autre la contribution prévue par l’article 371-2, sous la forme d’une pension alimentaire. L’enfant devenu majeur peut-il demander la révision de cette contribution, alors qu’il n’était pas partie au divorce ? Telle est la question que pose l’affaire suivante. Le 25 mai 2020, un juge prononce le divorce de M. X et de Mme Y, parents d’une fille, A., 17 ans et demi, dont il fixe la résidence chez sa mère. Il condamne le père à verser à la mère une pension alimentaire de 150 euros par mois, « au titre de sa contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant ». Le 28 mai 2021, la fille, devenue majeure, saisit la justice pour voir son père condamné à lui payer, en plus de cette somme, et cette fois directement, une contribution de 500 euros par mois afin de financer ses études d’infirmière. Elle précise qu’elle n’entend pas faire modifier le jugement de divorce. Intérêt à agir La cour d’appel de Metz considère néanmoins que sa demande impliquerait une telle modification, impossible en l’absence de la mère. Elle la rejette pour « défaut d’intérêt à agir ». Grâce à l’aide juridictionnelle, A. se pourvoit en cassation, en soutenant que, « créancière » de l’obligation parentale d’entretien, elle a nécessairement « intérêt à agir » contre le « débiteur » de cette obligation. Le 4 mars (23-21.835, 2026), la Cour lui donne raison. Elle affirme que A. dispose « du droit et d’un intérêt à agir contre son père en contribution, complémentaire ou principale, à son entretien et son éducation ». Les termes « complémentaire ou principale » laissent entendre que A. peut non seulement obtenir une somme additionnelle à celle dont elle bénéficie au travers de la pension alimentaire, mais aussi faire modifier le jugement de divorce (montant et/ou modalités de versement). Il vous reste 20.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Un étudiant, même majeur, peut poursuivre un parent pour qu’il finance sa scolarité
CHRONIQUE. Une jeune femme bénéficiant déjà d’une pension alimentaire de 150 euros par mois demande que son père lui verse directement 500 euros de plus.






