Septembre 2025, Annie Clark répondait à l’invitation de la série de concerts orchestraux BBC Proms à chanter ses compositions au prestigieux Royal Albert Hall de Londres. « Je me sentais comme si je surfais sur une vague. J’écoutais profondément ce qui se passait autour de moi tout en vivant dans le moment présent », témoigne au Devoir la musicienne, autrement connue sous son nom de scène, St. Vincent. Un an et demi après le déclic symphonique, elle se laissera porter par la vague jusqu’à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts le 28 juin, à l’invitation du Festival international de jazz de Montréal.« Blip ! Clic clic ! Blip ! » Zut, il y a de la friture sur la ligne téléphonique. « Non non, j’étais en train de “faire de l’épeurante” avec mon MPC », répond Annie Clark en riant. L’autrice-compositrice-interprète américaine, qui s’est illustrée comme l’une des plus importantes de sa génération indie rock, range aujourd’hui son séquenceur et ses boîtes à rythmes pour prendre à bras-le-corps le plus majestueux des instruments, l’orchestre symphonique — et si on se fie à l’écoute de l’album live enregistré l’an dernier à Londres, les fans vont se délecter des savantes relectures des chansons de son répertoire.Les arrangements sont le travail du jeune chef d’orchestre Jules Buckley (qui dirigera le concert montréalais) et de Rachel Eckroth, claviériste de St. Vincent. Ils sont si bien imaginés, fait-on remarquer à la musicienne, que jamais on ne sent les cordes platement plaquées sur ses mélodies, évitant ainsi le piège de tant d’adaptations « symphoniques » d’œuvres populaires.
«St. Vincent symphonique» au FIJM : Annie s’entend autrement
L’autrice-compositrice-interprète Annie Clark surfe sur les orchestrations nouvelles des plus belles de son fameux répertoire.









