Plusieurs candidats soutenus par le nouveau maire de New York Zohran Mamdani ont remporté des primaires démocrates dans la ville, en vue des prochaines élections législatives, démontrant l’influence de l’édile et l’attrait pour la gauche du parti démocrate.Les candidats qu’il soutenait dans les primaires en vue de l’élection à l’Assemblée de l’État de New York l’ont aussi emporté.À 34 ans, M. Mamdani s’impose comme un « faiseur de rois » dont l’influence sur l’orientation de son parti s’étend au-delà de la politique municipale, estiment le New York Times comme le Washington Post.Les victoires mardi soir de Brad Lander, Darializa Avila Chevalier et Claire Valdez devraient renforcer le débat chez les démocrates sur la stratégie à adopter lors des élections de mi-mandat en novembre et lors de l’élection présidentielle en 2028, entre ceux qui prônent un virage à gauche et d’autres qui souhaitent camper au centre pour séduire les déçus de Donald Trump.Lors d’une conférence de presse mercredi matin, M. Mamdani a estimé « essentiel » pour l’avenir « d’aller au-delà de la simple opposition à la cruauté du gouvernement fédéral ». Il veut « contribuer à écrire un nouveau chapitre de l’histoire (du) parti, un chapitre où les travailleuses et les travailleurs sont de nouveau au cœur du combat ».Une orientation qui ne plaît pas au sénateur de Pennsylvanie John Fetterman par exemple, qui a ironiquement salué une « soirée mémorable pour la gauche poubelle à New York ».« Meneur de campagne »Le discours de gauche prend racine au-delà de la mégapole, plus progressiste qu’une grande partie des États-Unis, remarque Lincoln Mitchell, professeur de sciences politiques à l’Université Columbia, qui cite l’exemple de Graham Platner, ostréiculteur et ancien membre du corps des Marines, récemment sorti vainqueur d’une primaire démocrate dans l’État du Maine.Pour l’expert, ces succès électoraux démontrent surtout que Zohran Mamdani est « un excellent meneur de campagne », un « stratège intelligent » avec un « charisme incroyable », plutôt qu’ils ne récompensent son travail de maire.Entré en fonction en janvier, l’édile avait fait campagne sur le coût de la vie. Il a depuis avancé sur la gratuité de la garde des jeunes enfants et l’ouverture de supermarchés municipaux à bas prix. La question du gel de certains loyers devrait bientôt être tranchée, mais celle de la gratuité des bus stagne.Ces résultats électoraux ont fait réagir Donald Trump. Le président américain a estimé sur son réseau Truth Social que le maire avait « fait élire trois communistes avérés » sous « les applaudissements bruyants et unanimes des médias porteurs de fake news » qui ignoreraient les succès de ses propres candidats.Le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a lui estimé lors d’une conférence de presse que les prochaines élections de mi-mandat risquaient d’engager les États-Unis « sur une voie menant vers une utopie communiste ».