La canicule qui frappe l’Europe occidentale, inédite par son intensité et sa précocité dans la saison, met à l’épreuve mercredi les réseaux électriques et relance aussi le débat sur l’utilité, ou non, de la climatisation face à des chaleurs appelées à progresser vers l’est du continent.Au moins 94 millions d’habitants en Europe devraient connaître des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée mercredi, selon les calculs de l’AFP, dont la majorité en France et en Espagne.Plusieurs régions du Royaume-Uni ont basculé en alerte rouge pour chaleur extrême jusqu’à jeudi soir. C’est la seconde fois que l’alerte est déclenchée depuis 2021, année de sa création.« Je m’hydrate… et n’exclus pas de tomber la veste », avoue à l’AFP à son arrivée en gare de London Bridge une quinquagénaire du monde des assurances, en chemise blanche et costume sombre, marchant vers un rendez-vous impossible à annuler malgré la chaleur.Au total, les températures maximales devraient dépasser 30 °C pour plus de 350 millions d’habitants en Europe (hors Turquie), soit près des deux tiers. Cette analyse à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center rejoint les chiffres de l’ONG autrichienne Klimadashboard.Aux Pays-Bas, Amsterdam a annoncé la gratuité des piscines de plein air. L’Atomium de Bruxelles a réduit ses horaires de visites tout comme le Louvre et la tour Eiffel à Paris. La Pologne devrait être touchée à partir de jeudi, tandis que l’Autriche, la Croatie ou la Hongrie se préparent.Pour 10 000 lycéens français, la chaleur est synonyme d’épreuves orales décalées et les écoles britanniques assurent être moins strictes sur les uniformes.
L’Europe suffoque sous la canicule, la climatisation en débat
94 millions d’Européens devraient connaître des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée mercredi.












