Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Le fils d’Omar Bongo a dissimulé à l’étranger un patrimoine de plusieurs millions d’euros, entre voiture de luxe et biens immobiliers à Dubaï, d’après l’enquête « OpenLux » coordonnée notamment par « Le Monde ». Le décalage avec ses revenus de haut fonctionnaire gabonais interroge sur de potentiels « biens mal acquis ». Article réservé aux abonnés Chez les Bongo, le goût des voitures de luxe est héréditaire. Omar Bongo, qui a dirigé le Gabon pendant plus de quarante ans, était un collectionneur compulsif d’automobiles. Comme son fils Ali, qui lui a succédé à la tête de l’Etat. En tout, plusieurs centaines de voitures, sportives, berlines ou SUV de toutes tailles, garées à Libreville (Gabon) ou en région parisienne, auraient été achetées par le clan, alimentant d’importants soupçons de détournements de fonds publics. Le fils d’Omar Bongo et demi-frère d’Ali, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba, n’aurait pas dérogé à cette passion. Une enquête menée par Le Monde en collaboration avec l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), dans le cadre du projet « OpenLux », montre qu’il a créé plusieurs structures discrètes, notamment au Luxembourg, pour accumuler un important patrimoine jusqu’ici inconnu, composé d’au moins un véhicule de luxe et d’appartements à Dubaï (Emirats arabes unis). Ces découvertes soulèvent des interrogations sur l’origine des fonds utilisés pour ces acquisitions, difficilement compatibles avec les revenus officiels de Fabrice Andjoua – qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde. Il vous reste 84.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.