Après la signature la semaine dernière d'un protocole d'accord, les États-Unis et l'Iran se lancent dans des négociations qui doivent mettre enfin un point final à la guerre lancée le 28 février par les Américains et les Israéliens. L’enjeu central de cet accord reste la question du nucléaire iranien, particulièrement sensible.

En pleine poursuite des discussions en Suisse, Washington affirme que l'Iran est prêt à rouvrir ses sites aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Mais Téhéran conteste cette version et ferme la porte à des inspections de ses installations touchées par les frappes israélo-américaines.

Invité de RTL ce mercredi 24 juin, Robert Malley, principal négociateur américain de l’accord sur le nucléaire conclu avec les Iraniens en 2015 sous Barack Obama, estime que le rapprochement engagé entre Washington et Téhéran restera long, fragile et semé d’incidents.

"Tout va être difficile et ça ne se fera pas en 60 jours", prévient Robert Malley, soulignant que les divergences entre Washington et Téhéran risquent de freiner les négociations. "Chaque étape sera une crise jusqu'à ce qu'on ait un accord final", insiste-t-il.

Des négociations étapes par étapesL’ancien conseiller de Barack Obama et Joe Biden insiste sur la méthode. À ses yeux, Washington et Téhéran vont avancer "par étapes". La première pourrait être, dit-il, "justement le retour des inspecteurs", en échange de gestes américains sur des fonds iraniens gelés. Une logique de "troc", résume-t-il, avec "des petits accords qui mèneront peut-être à l’accord final".