L'accord États-Unis - Iran entre en phase de négociation à Lucerne malgré des tensions persistantes. Ce sommet de 60 jours vise trois objectifs : le nucléaire, les avoirs gelés et le pétrole. Mais le bilan de 30 morts au Liban ce samedi menace déjà ce fragile "protocole d'accord".

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Les négociations commencent avec deux jours de retard, mais ils sont tous là. La délégation iranienne avec le ministre des Affaires étrangères est arrivée. Le vice-président américain JD Vance est lui aussi sur place, accompagné des émissaires de Donald Trump. Ils ont en principe 60 jours devant eux pour trouver une issue au conflit, dans cet hôtel ultra-sécurisé qui surplombe le lac de Lucerne en Suisse. Trois objectifs au menu des discussions : le programme nucléaire iranien, les avoirs gelés et les ventes de pétrole iranien. Problème : le préalable pour les Iraniens, que les combats cessent au Liban. C'est ce que prévoit l'accord signé mercredi. Or, des frappes dans le sud et l'est du Liban ont encore fait 30 morts ce samedi 20 juin. 7 morts ici dans le village de Qanarit après une frappe israélienne. En réponse, le porte-parole de la diplomatie iranienne a prévenu que le protocole d'accord était en danger et l'Iran a annoncé une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz. Au moment où il quittait les États-Unis, JD Vance reconnaissait que le cessez-le-feu était un défi, mais se montrait optimiste."Je ne peux rester là-bas qu'un jour ou deux. J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban", a déclaré le vice président américain. Juste avant le début des pourparlers, l'Iran a réaffirmé qu'il ne renoncerait pas à poursuivre son programme d'enrichissement d'uranium.