Le gouvernement a prononcé de premières sanctions contre une magistrate et deux gendarmes du Gers, aussitôt qu'ont été rendues publiques les conclusions d'un rapport déclenché par la mort de la jeune Lyhanna, qui fait état de nombreux dysfonctionnements. "L'urgence n'a pas été prise en compte" : en une phrase, les rapporteurs de la mission d'inspection ont pointé les loupés des enquêteurs, gendarmes et parquet.

Après que le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est engagé à ne pas se "défausser" face à "une vérité d'une extrême gravité" mise au jour par l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la justice (IGJ), son ministre de l'Intérieur et son garde des Sceaux ont annoncé des enquêtes administratives mais surtout, immédiatement, de premières sanctions.

Gérald Darmanin et Laurent Nuñez ont annoncé des sanctionsLaurent Nuñez a demandé "la mutation d'office" du directeur d'enquête et du commandant de compagnie de Condom, "et qu'ils soient placés dans des emplois hors exercice de la police judiciaire".

Quant à Gérald Darmanin, il a exprimé sur TF1 sa volonté "d'engager des sanctions (...) à la hauteur des défaillances graves constatées pour le substitut du parquet d'Auch". Sans même attendre les conclusions "avant la fin de l'été" de son enquête administrative, préalable à une saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le garde des Sceaux a retiré à cette parquetière "son habilitation à mener des enquêtes et traiter des dossiers s'agissant des mineurs", a indiqué son entourage.