À quelques heures de la panthéonisation de Marc Bloch, l'événement a été l'occasion d'un échange d'amabilités entre Jordan Bardella, rendant hommage à l'historien engagé dans la Résistance, et Jean-Luc Mélenchon, fustigeant le "déguisement électoral" de son rival du Rassemblement national, qui a dénoncé en retour "les crimes de la gauche".

Pas le bienvenu à la cérémonie officielle - à la demande de la famille de Marc Bloch qui a demandé que l'extrême droite soit "exclue" de la cérémonie - le président du RN s'est tout de même fendu d'un message consensuel pour saluer celui "qui a incarné jusqu'au sacrifice la figure du citoyen-soldat".

Torturé et exécuté par la Gestapo, il avait laissé pour la "postérité" l'ouvrage L'Etrange Défaite, vu par Jordan Bardella comme "un réquisitoire implacable contre le cynisme, l'égoïsme et l'aveuglement d'une partie des élites françaises qui ont conduit notre pays à l'abîme en 1940".

Doriot, exclu de Parti communiste et fondateur du PPFFormule qui a aussitôt fait réagir Jean-Luc Mélenchon : "Ceux qui 'ont conduit notre pays à l'abîme' c'étaient ceux qui criaient 'Hitler plutôt que le Front Populaire ! '", a affirmé le leader de La France insoumise, renvoyant son adversaire aux racines de son parti, fondé il y a plus d'un demi-siècle avec d'anciens collaborateurs du régime nazi.