“Maspalomas”, “Éruption”, “Des Minions et des monstres”… Quels films voir (ou pas) cette semaine ? Chaque mercredi, retrouvez nos critiques des dernières sorties en salles. « Des Minions et des monstres », de Pierre Coffin. Universal Pictures/Illumination Entertainment Par Le service Cinéma Publié le 23 juin 2026 à 18h00 Notre coup de cœur : “Maspalomas”, de Aitor Arregi et José Mari Goenaga Genre : odyssée existentielle. Arraché par un AVC à sa “gay retraite” aux Canaries, un septuagénaire espagnol repense à la dictature, à l’homophobie d’État, à la honte. Puissant.(Espagne, 1h55. Avec José Ramón Soroiz, Nagore Aranburu, Kandido Uranga.) Découvrir la note et la critique “Maspalomas”, l’odyssée singulière d’un retraité homosexuel qui fut jeune dans l’Espagne franquiste “Éruption”, de Pete Ohs Genre : étrange poésie. Un film d’atmosphère où la pop star Charli XCX incarne une touriste britannique en vacances à Varsovie qui délaisse son fiancé pour tenter de renouer avec son amante d’hier. Jolie surprise. (États-Unis/Pologne, 1h11. Avec Charli XCX, Lena Góra, Will Madden.) Découvrir la note et la critique “Éruption” : Charli XCX brille de justesse dans ce film en forme de poème urbain intimiste “L’Étrangère”, de Gaya Jiji Genre : pudique. Le parcours courageux d’une Syrienne, décidée à transformer la tragédie de l’exil en renaissance. Un récit sobre, d’un réalisme lumineux et grave. (France, 1h42. Avec Zar Amir, Alexis Manenti, Amr Waked.) Découvrir la note et la critique “L’Étrangère”, de Gaya Jiji : la reconstruction sentimentale et sensuelle d’une réfugiée syrienne “Seuls les rebelles”, de Danielle Arbid Genre : bien essayé. À Beyrouth, rongée par les préjugés et le racisme, les amours, un peu trop abstraites, d’une Palestinienne et d’un Soudanais de quarante ans son cadet. Un remake de Tous les autres s’appellent Ali, de Fassbinder. (France/Liban/Émirats arabes unis, 1h38. Avec Hiam Abbass, Amine Benrachid, Shaden Fakih.) Découvrir la note et la critique “Seuls les rebelles” : un remake de Fassbinder qui ne convainc qu’à moitié “Les Caprices de l’enfant roi”, de Michel Leclerc Genre : méli-mélo patrimonial. Le futur Louis XIV sauvé d’un complot par Cyrano et Molière, rien que ça ! Une fantaisie historique trop foutraque, avec un Franck Dubosc extra en vieux d’Artagnan radotant. (France, 1h55. Avec Artus, Julia Piaton, Franck Dubosc, Nemo Schiffman.) Découvrir la note et la critique “Les Caprices de l’enfant roi” : un méli-mélo patrimonial trop inégal “Blue Heron”, de Sophy Romvari Genre : mouton noir. Jeremy, 15 ans, semble tout tenter pour s’exclure de sa famille, qui, malgré tout, l’aime. La réalisatrice joue avec les limites de la fiction et passe avec bonheur du tumulte à la réflexion. (Canada/Hongrie, 1h31. Avec Eylul Guven, Amy Zimmer, Iringó Retí.) Découvrir la note et la critique “Blue Heron” : une étude d’un mystère comportemental qui frappe fort... tout en finesse “Des Minions et des monstres”, de Pierre Coffin Genre : cinéphile. Pour leur grand retour, les Minions investissent l’âge d’or du cinéma hollywoodien. Un film d’animation plaisant qui souffre tout de même de fragilités scénaristiques. (Animation, États-Unis. 1h29.) Découvrir la note et la critique “Des Minions et des monstres” : les aventures des petits bonshommes jaunes dans le Hollywood des années 1920 “Noise”, de Kim Soo-jin Genre : voisins bruyants. Une jeune femme rendue zinzin par le boucan de l’immeuble s’est volatilisée. Ce premier film fait passer la trouille par les oreilles, via une bande-son ultra-crispante, avant de virer à l’horreur standard. (Corée du Sud, 1h33. Avec Lee Sun-bin, Kim Min-seok, Ryu Kyung-soo.) Découvrir la note et la critique “Noise”, de Kim Soo-jin : l’enfer, c’est les voisins ! “Anesthésia”, de Damien Boyer Genre : biaisé. Pour éclairer le débat sur la fin de vie, le réalisateur a rencontré en Belgique, en Suisse, ou en Écosse, universitaires, familles, médecins et élus. Des témoignages qui convergent avec plus ou moins de nuances vers un rejet de l’aide médicale à mourir… (Documentaire, France. 1h42.) Découvrir la note et la critique “Anesthésia” : un documentaire sur l’euthanasie qui manque d’équilibre “New York 1997”, de John Carpenter Genre : reprise. Un classique de l’anticipation qui cauchemarde… 1997. Où l’avion du président des États-Unis s’écrase dans Manhattan, devenu une prison géante. De retour en salles, ce western urbain secoue toujours, quarante-cinq ans après sa sortie. (États-Unis, 1h58. Avec Kurt Russell, Donald Pleasence, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Isaac Hayes.) Découvrir la note et la critique “New York 1997” : le western de SF glaçant de John Carpenter, à (re)voir au cinéma “Télérama” n’a pas encore vu “Les Parfait(s) : arnaques en famille”, de Ludovic Bernard “La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom”, d’Antonin Baudry Et toujours À lire aussi : Que voir au cinéma cette semaine ? Notre sélection critique du mercredi 17 juin