Publié le 23 juin 2026 à 14:23. / Modifié le 23 juin 2026 à 14:23.
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La population peine de plus en plus à trouver un appartement et son pouvoir d’achat souffre de l’explosion des loyers. Durant ces derniers mois, ces difficultés ont été au cœur de l’initiative de l’UDC pour une Suisse à 10 millions, rejetée le 14 juin dans les urnes. Hasard du calendrier, le thème du logement était de retour ce mardi matin au Palais fédéral. L’Asloca, l’association de défense des locataires, y déposait son initiative sur les loyers, munie de 140 000 paraphes. «Un moment important», aux yeux du président de l’Asloca Suisse, le conseiller aux Etats genevois Carlo Sommaruga. Une étape qui ouvre également la porte à une intense bataille politique tant le sujet est devenu brûlant.«Une certaine colère des locataires s’est exprimée dans le vote pour une Suisse à 10 millions, mais contrairement à ce qu’affirme l’UDC, le problème ne vient pas de l’immigration, mais de la maximisation des profits des groupes immobiliers», relève Carlo Sommaruga. Ce à quoi permettrait justement de répondre l’initiative de l’Asloca. «En vingt ans, les loyers ont augmenté de 25% alors même qu’ils auraient dû décroître en même temps que la baisse des taux d’intérêt», analyse encore le socialiste. «Au total, la part abusive des loyers représente aujourd’hui 10 milliards de francs par année, c’est le tiers de la recette de l’impôt fédéral direct», ajoute son collègue de parti, le conseiller national genevois Christian Dandrès. Ce dernier dénonce «une déferlante réactionnaire» qui a abouti à un démantèlement de la protection des locataires.








