Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Canada Canada Canada Une fusillade, survenue lundi 22 juin, a fait trois morts, dont un policier et l’assaillant. Dans un manifeste, le tireur faisait part de sa haine des femmes. Article réservé aux abonnés Les coups de feu ont retenti, lundi 22 juin au matin, dans le centre-ouest de Montréal, aux abords d’un des principaux axes de la métropole canadienne. L’agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Mohamed Lamine Benredouane, 34 ans, et un résident du secteur, Michael Mizrahi, 68 ans, sont morts. Une policière, dont l’état est désormais considéré comme stable, a aussi été blessée. « C’est un drame, c’est un cauchemar », a déclaré, lundi, le chef de la police de Montréal, Fady Dagher. Le tireur, abattu par la police, a laissé derrière lui un manifeste d’une centaine de pages où il exprime sa haine des femmes, dans la lignée de la mouvance dite des « incels » (« involuntary celibates », ou célibataires involontaires). Ce courant masculiniste rassemble des hommes qui estiment être rejetés par les femmes et les tiennent responsables de leur malheur ainsi que des maux de la société. Lundi soir, les habitants du quartier tentaient encore d’encaisser le choc. Charlotte Williams, 48 ans, marche nerveusement sur le trottoir bordé de grands arbres, aux abords du périmètre de sécurité policier, éclairé par les gyrophares. « Je marche pour réguler ma peur. Mon quartier est calme d’habitude ; là, j’ai une immense boule au ventre, je ne pense pas réussir à dormir, même si l’assaillant a été neutralisé », confie-t-elle. « C’est difficile, j’ai vécu des événements violents quand je vivais au Chili et je suis au Canada parce que je m’y sens en sécurité. Les coups de feu sont partis et on a été confinés durant l’après-midi. Il ne fallait pas sortir, c’était l’angoisse. Tout le monde est resté calme, mais quel drame », raconte Paulina Tabia, 36 ans, employée en logistique à l’école du quartier. Il vous reste 51.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.