Adrian Vestea au Parlement roumain, à Bucarest, lors du vote de confiance pour son gouvernement, le 22 juin 2026. MIHAI BARBU/AFP

Près de deux mois après la destitution d’Ilie Bolojan, la Roumanie demeure sans premier ministre. Le candidat libéral Adrian Vestea, chargé de former un gouvernement par le président Nicusor Dan, a échoué, lundi 22 juin au soir, à obtenir la confiance du Parlement.

Il lui fallait réunir 233 voix sur 464 ; il n’en a obtenu que 189. Une partie des élus, dont ceux du parti d’extrême droite AUR, avaient quitté l’Hémicycle avant le début du vote. « J’ai la conscience tranquille, j’ai fait mon devoir », a déclaré aux médias M. Vestea après le vote, dénonçant l’attitude de l’AUR, qui compte 90 élus. « Quarante-sept jours sans gouvernement nous coûtent déjà trop cher : des fonds européens, la confiance, et du temps que nous ne retrouverons jamais. Je reste convaincu que la responsabilité doit [l’emporter] sur tout calcul politique », a-t-il ensuite écrit sur Facebook.

La crise politique traversée par la Roumanie a commencé lorsque le Parlement a renversé le gouvernement pro-Union européenne (UE) d’Ilie Bolojan, début mai, grâce à une alliance inédite et de circonstance entre les sociaux-démocrates du PSD et l’AUR. M. Bolojan gère, depuis, les affaires courantes.