Une manifestation sur la place Vendôme, devant le ministère de la justice, à Paris, le 22 juin 2026. SIMON WOHLFAHRT / AFP

La proviseure du lycée où Jérôme Barella, suspecté du meurtre de Lyhanna, était employé en 2020, a eu un « traitement plutôt remarquable » du dossier, quand une élève a révélé des échanges « inappropriés » avec lui, selon un rapport de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR), publié lundi 22 juin.

Le rapport « note également une prise de décisions fermes (blâme et non-renouvellement de contrat) par les services de la région Occitanie à l’encontre d’un agent aux évaluations jusque-là toujours très positives, dès le premier signalement d’une conduite inappropriée ».

Jérôme Barella avait auparavant travaillé dans quatre établissements scolaires gersois, à partir de septembre 2018, comme agent polyvalent (entretien, service de restauration, petite maintenance) employé par la région Occitanie. Son casier judiciaire, « demandé par la région », « ne fait mention d’aucune condamnation », souligne l’inspection, en affirmant qu’il est alors un agent « apprécié ».

Le 23 septembre 2020, il est employé pour six mois au lycée de Lectoure lorsqu’une élève de 1re « confie à la proviseure entretenir des conversations via le réseau social Snapchat » avec lui et que « la relation dégénère ». Selon le rapport, les messages sont « inappropriés entre un agent travaillant dans un établissement scolaire et une élève ». Le jour même, la proviseure reçoit, « recadre » Jérôme Barella et lui « ordonne de ne plus entrer en contact » avec elle ni avec les autres élèves. Selon l’inspection, « aucun élément ne conduit à penser que cette injonction n’a pas été parfaitement respectée » par M. Barella les mois suivants.