Publié le 22 juin 2026 à 14:51. / Modifié le 22 juin 2026 à 15:00.

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L'«Oracle», le «Maestro»: Alan Greenspan qui est entré dans la mythologie financière après une longévité quasi-inégalée à la tête de la Réserve fédérale (Fed), a aussi vu sa réputation se ternir avec la crise financière de 2008. L’énigmatique génie de la finance, qui a régné sans partage sur la politique monétaire américaine pendant 19 ans de 1987 à 2006 à la présidence de la Fed, s’est éteint lundi à l’âge de 100 ans.Celui qui avait érigé la déclaration alambiquée en instrument d’influence monétaire est parvenu à inspirer la confiance sur les marchés financiers et à travailler aussi bien avec des présidents américains républicains que démocrates. «Je dois vous dire que si je semble particulièrement clair, c’est sans doute que vous ne m’avez pas compris», avait-il ironisé dans un discours en 1988. Ses petites phrases ont toutefois souvent fait trembler les marchés financiers, à l’instar de son commentaire sur leur «exubérance irrationnelle» en décembre 1996 en pleine montée de la bulle internet.

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Fils d’un courtier en Bourse de religion juive qui quittera rapidement le foyer et d’une vendeuse d’origine polonaise, Alan Greenspan est né le 6 mars 1926 à New York. Marquant un net penchant pour les mathématiques dès son plus jeune âge, il fréquente aussi une école de musique et tâtera du jazz comme clarinettiste. Mais il choisira rapidement de faire carrière dans la finance.